Après des records historiques et une envolée vertigineuse des cours, l’or a connu fin janvier une chute notable, effaçant des gains récents. Cependant, loin d’annoncer la fin de sa hausse, cette correction s’inscrit dans une dynamique plus large qui rend toujours crédible un objectif de 6000 dollars l’once pour 2026.
Chute de l’or fin janvier 2026 : analyse des marchés des métaux précieux
Fin janvier 2026, les marchés des métaux précieux ont connu une secousse d’ampleur : l’or a plongé jusqu’à près de 8 % sur certaines séances, testant des niveaux proches de 4 940 dollars l’once (31,1 grammes) après une hausse fulgurante. Cette chute, la plus forte depuis plus d’une décennie selon plusieurs sources financières, s’est produite dans un contexte de prises de bénéfices massives après l’annonce de la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed, la banque centrale américaine.
Pourquoi l’or a-t-il plongé ? Facteurs techniques et corrections de marché
Cette correction aussi violente que soudaine a surpris nombre d’investisseurs. Elle s’explique toutefois par des facteurs techniques temporaires : après une phase de surachat prolongée et une volatilité exacerbée par des mouvements macroéconomiques (sentiment de marché tendu, ajustements des positions à terme), les acteurs ont choisi de sécuriser leurs gains.
S’il est rare sur le marché des matières premières, sur les marchés financiers, ce type de « décompression » est fréquent après des hausses rapides. Mais il ne remet pas nécessairement en cause la tendance de fond.
Les fondamentaux qui soutiennent la hausse de l’or en 2026
D’un point de vue fondamental, plusieurs éléments continuent de soutenir une dynamique haussière durable pour l’or :
- Consensus haussier des grandes institutions financières : plusieurs banques d’envergure mondiale ont relevé leurs objectifs pour l’année 2026. Par exemple, Bank of America (3ème plus grande banque au monde) anticipe un prix de l’or autour de 6000 dollars l’once au printemps, reflétant une demande soutenue et des flux vers les actifs de couverture.
- Prévisions de marché élargies : Deutsche Bank, UBS et d’autres grands établissements placent désormais leurs objectifs moyens à moyen terme autour ou au-dessus de la barre des 6000 dollars , citant notamment l’appétit institutionnel et l’accumulation par les banques centrales de Pologne, de Chine, d’Inde, du Kazakhstan et de Turquie.
- Rôle des banques centrales et diversification des réserves : la diversification des réserves monétaires en dehors du dollar, via des achats réguliers d’or par plusieurs banques centrales, exerce une pression haussière structurelle sur le prix du métal.
- Persistance des tensions géopolitiques et incertitudes macroéconomiques : en période de fragilité du dollar, d’inflation durable ou de turbulences financières globales, l’or conserve sa fonction de valeur refuge indiscutable. Ces tensions alimentent une demande constante malgré les fluctuations court terme. Résultat : la tendance reste haussière.
Les corrections ponctuelles comme opportunités d’investissement
Il est important de souligner que les prévisions ne sont jamais linéaires. Des corrections ponctuelles, comme celle de fin janvier, font partie intégrante des cycles de marché. Ces baisses soudaines permettent des achats opportunistes pour des investissements à long terme avec un point d’entrée attractif. Ils constituent également des moments à saisir pour des acheteurs hésitants ou pour renforcer ses positions d’achat d’or.
Conclusion : l’or reste une valeur refuge solide en 2026
En conclusion, si la chute brutale de fin janvier 2026 a pu inquiéter certains acteurs et épargnants, elle ne suffit pas à invalider les fondamentaux solides qui sous-tendent le marché de l’or. Les objectifs autour de 6000 dollars l’once restent crédibles dans un contexte où les banques centrales continuent d’accroître leurs réserves, où les tensions macroéconomiques persistent et où l’appétit pour les actifs refuges demeure élevé.
Rédaction : Benjamin Cuq


